Les fêtes de Noël, appelées fêtes calendales, commencent le 4 décembre avec la Sainte-Barbe et se terminent le 2 février, avec la chandeleur. Une période de 40 jours où se mêlent traditions chrétiennes et païennes.

 

 

La Sainte-Barbe

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On sème ce jour-là des grains de blé et lentilles dans des soucoupes recouvertes de mousse fraîche – ou de coton hydrophile -, arrosées d’un peu d’eau. Les grains germés vont donner de jolies pousses vertes, qui symbolisent la moisson future. Si, le 25 décembre, les pousses sont généreuses, la récolte sera bonne. Sinon, les moissons sont pauvres.

 

Les soucoupes ornent la table de Noël et la crèche.

 

C’est souvent au même moment que les santons sortent de leur sommeil d’une année pour retrouver le buffet ou la table qui serviront de décor.

Petits et grands partagent ce moment de confection de la crèche – dont l’origine remonte à Saint-François d’Assises, et qui ne sera démontée que le jour de la Chandeleur - ; un pont par ici, une maison par là, le petit peuple coloré des santons s’anime : la nativité - sauf l’enfant Jésus -, « Lou Ravi » -qui lève ses bras au ciel en signe d’admiration-, Mireille et Vincent, Lou Pistachié – qui conduit son âne chargé de blé - , Bartomio – l’incorrigible ivrogne qui offre une morue séchée à Jésus - , le pêcheur, le tambourinaire, l’ange Boufarrèu avec sa trompette qui annonce la venue de l’enfant Jésus…

La tradition veut que chaque année, l’on ajoute un nouveau santon à la crèche.

 

Cette période qui précède Noël, aussi appelée Avent – elle commence le 4ème dimanche avant Noël -, est chérie par les Provençaux qui aiment à flâner sur les marchés de Noël, salons des santonniers ou assister aux nombreux concerts, veillées et pastorales – qui content la marche de Joseph pour trouver un abri et la pieuse dévotion au nouveau-né - qui animent la région.

 

 

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