PRIMAIRE

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Aide aux devoirs

De nombreuses municipalités, en liaison avec des associations, ont mis en place des programmes d'accompagnement des élèves en dehors du temps scolaire : aide aux devoirs, activités culturelles, encadrées par un accompagnateur (étudiant, retraité…), en concertation avec l'enseignant et la famille. Les aides scolaires sont variées : révisions (leçons à apprendre, contrôles à préparer…), organisation du travail du jour ou de la semaine dans chaque matière, préparation du cartable, lecture, recherche documentaire, préparation d'un exposé…
Les séances ont lieu la plupart du temps en petits groupes le soir après l'école, soit dans le local de l'association, soit à l'école, ou bien encore à la maison de quartier, à la MJC… Renseignez-vous auprès de la mairie, de l'école, ou des principales associations proposant cet accompagnement : l'AFEV (association de la fondation étudiante pour la ville), l'APFEE (association pour favoriser une école efficace), la CSF (confédération syndicale des familles), les FRANCAS (fédération nationale des Francas), la Ligue de l'enseignement et la PEP (fédération générale des Pupilles de l'Enseignement Public).

 

Approfondir

En vous intéressant au travail de votre enfant, vous l'amènerez à approfondir un sujet étudié en classe. Vous pouvez lui demander, par exemple, d'effectuer des recherches en histoire, en géographie et en sciences, lui proposer une lecture documentaire en relation avec une leçon, ou encore organiser une sortie culturelle qui correspond à une partie du programme. Vous stimulerez ainsi sa curiosité, lui permettrez d'enrichir ses connaissances et développerez chez lui le goût d'apprendre. Pour cela, il est nécessaire que vous soyez au courant de ce qu'il étudie à l'école.

 

Autonomie

Les enseignants prônent à juste titre l'autonomie de l'enfant. Il ne faut pas oublier cependant que l'autonomie s'apprend. On ne naît pas autonome, on le devient et les parents ont un rôle important à jouer. Là encore, c'est affaire de dosage : être là quand il faut, savoir se faire discret à d'autres moments. L'enfant doit comprendre qu'il peut compter sur l'adulte, mais qu'apprendre à agir seul, c'est grandir. Au cycle 2 (Grande Section, CP et CE1), votre enfant a vraiment besoin d'être guidé. Au cycle 3 (CE2, CM1 et CM2), cela dépend de son comportement et de ses capacités dans la discipline. Il est nécessaire d'alterner les moments où il travaille seul et ceux où vous l'accompagnez. Si votre enfant a tendance à traîner ou à bâcler son travail à la maison, mieux vaut intervenir dès le départ, quand cela est possible, pour fixer des repères. Profitez du moment où vous regardez son cahier de textes pour l'aider à s'organiser. Vous pourrez ainsi lancer l'activité en rappelant les consignes, puis le laisser travailler seul avant de vérifier ce qu'il a fait. Mais ne vous substituez jamais à lui et laissez-lui le temps de faire son travail.

 

Cahier de textes

Le cahier de textes est l'outil qui permet à votre enfant de noter à l'école les devoirs qu'il aura à faire à la maison. Lorsqu'il est encore dans les petites classes, il note ses devoirs pour le lendemain, et à partir du cycle 3 (CE2, CM1 et CM2) il y inscrit son travail pour la semaine. N'hésitez pas à regarder son cahier de textes avec lui, il comprendra que vous vous intéressez à son travail. De même, au cycle 3, interrogez-le sur l'avancement de son travail, pour l'aider en cas de difficultés d'organisation qu'il pourrait rencontrer. Attention, faites-lui comprendre que plus son cahier est bien tenu et plus il sera facile pour lui de s'y retrouver.

 

Dictées

Pour qu'une dictée aide l'élève à apprendre l'orthographe, elle doit être abordée avec méthode. Il faut l'amener à être attentif au fonctionnement de la langue écrite. La dictée préparée est un bon moyen de travailler avec votre enfant certaines difficultés et de vérifier ensuite s'il les a bien comprises. À l'issue d'une dictée, votre enfant a besoin d'être guidé quand il relit son texte. Donnez-lui des consignes précises, comme celle de rechercher dans le dictionnaire les mots qui lui ont posé problème. S'il a un doute sur certaines terminaisons de verbes, conseillez-lui de se reporter aux tableaux de conjugaison. Ces premières vérifications terminées, invitez-le à relire ce qu'il a écrit en faisant porter son attention sur les accords. Aidez-le à s'approprier cette méthode pour qu'il devienne autonome. Pour finir, relisez le texte avec lui et apportez-lui l'aide nécessaire pour corriger ce qu'il ne peut pas faire tout seul. Faites-lui comprendre les erreurs qu'il aurait pu éviter. Agissez toujours avec doigté en valorisant ses progrès.

 

Dyslexie

Qu'est-ce que c'est ?
La dyslexie est un trouble du langage, qui apparaît en principe vers l'âge de 6 ans, à l'entrée en CP. L'enfant dyslexique ne sait pas organiser correctement son langage, se retrouve désorienté entre les sons et les signes, s'égare dans les règles de grammaire et de phonétique, confond les sons des lettres de forme voisine comme les « p » et « q », les « b » et « d », inverse les syllabes. La dyslexie n'a pas de lien avec l'intelligence. 
Que faire ?
En cas de d'inquiétudes et/ou sur les conseils de l'enseignant, un bilan complet effectué chez un orthophoniste servira de base de départ à la rééducation. Ce bilan a pour objectif de mieux cerner les conditions familiales, l'environnement de vie, la description du trouble, l'histoire scolaire de l'enfant. Le diagnostic, complété par un examen clinique (test de lecture, tests visuels, audio-phoniques, de comportement…), permettra de préciser dans quel sens diriger la rééducation orthophonique.

 

Évaluation

Les compétences d'un élève reposent sur ses connaissances, ses savoir-faire et ses comportements. En conformité avec les programmes scolaires, qui énoncent les compétences à atteindre en fin de chaque cycle, les enseignants définissent des objectifs annuels d'apprentissage. En fonction de cela, ils évaluent leurs élèves.
Il existe plusieurs formes d'évaluation. L'évaluation initiale permet à l'enseignant de déterminer les connaissances des élèves afin d'adapter son enseignement au niveau des élèves. L'évaluation en cours d'apprentissage consiste à observer les élèves dans leurs tâches quotidiennes et à les analyser afin de les aider si besoin. L'évaluation en fin d'apprentissage porte sur ce qui a fait l'objet de plusieurs séances de travail et permet de vérifier si les élèves ont acquis ces compétences.

 

Mémoriser ses leçons

Comment bien apprendre ses leçons ?
Apprendre une leçon est une chose très difficile à effectuer. Il faut une méthodologie efficace. Il faut savoir que l'on retient mieux en temps limité. Pour mémoriser, la concentration de votre enfant doit être maximale, mais elle est de faible durée. Revoir le soir la leçon faite en classe favorise la mémorisation. Pendant le sommeil, le cerveau effectue un travail de décantation des connaissances acquises pendant la journée. Il faut néanmoins revoir plusieurs fois ce qu'on a appris pour réactiver la mémoire.
Quelle démarche adopter ?
Dans un premier temps, il s'agit de vérifier ce que votre enfant a compris de la leçon. Demandez-lui déjà de l'exprimer avec ses propres mots avant d'en approfondir le contenu en la relisant attentivement. Faites-lui mettre en relation la leçon avec ce qu'il a étudié précédemment. Un élément isolé a peu de chances d'être mémorisé. La mémoire retient mieux des ensembles organisés.

 

Orthographe

Dès le CP, l'attention portée à la langue est déterminante pour la suite de la scolarité. Votre enfant doit aussi apprendre à y prêter attention quand il copie, puis à en tenir compte progressivement quand il écrit. Votre présence bienveillante et vigilante peut lui être très utile. L'apprentissage du "code" lettres/sons occupe, au CP, une grande place dans l'emploi du temps. Il s'effectue au cours des séances consacrées à la lecture, mais aussi lorsque les élèves écrivent. Il se poursuit au CE1 en orthographe, puis au CE2, et pour certains sons difficiles, au CM. Il s'agit d'un apprentissage de longue haleine dû à sa complexité et il faut en tenir compte. Dans le même temps, votre enfant est appelé à mémoriser un certain nombre de mots qu'il doit pouvoir écrire sans hésitation. Cela lui permet de repérer des régularités dans la façon dont ils commencent ou se terminent (ex. : im au lieu de in dans impoli ou ette à la fin de fillette, etc). Dès le CE2, ces observations s'effectuent en vocabulaire lorsqu'il étudie la formation des mots (préfixes, suffixes) et les familles de mots. Aidez-le à faire ces rapprochements qui lui seront très utiles.
Comment donner du sens à l'orthographe ?
Pour que votre enfant retienne et applique ce qu'il apprend, il doit déjà bien comprendre que l'orthographe est un ensemble de règles à respecter pour bien se faire comprendre et éviter les erreurs d'interprétation. Or, on écrit le plus souvent pour être lu. Lorsque vous encouragez l'expression écrite chez votre enfant, incitez-le à communiquer régulièrement à d'autres ce qu'il a écrit : son carnet de voyage, une histoire inventée, un petit poème, etc. Cela devrait justifier à ses yeux l'intérêt de relire et faire en quelque sorte la "toilette orthographique" de son texte avant de le transmettre. Dans le cadre scolaire, il ne doit pas oublier non plus qu'il sera lu par l'enseignant, et il doit en tenir compte. Il faut qu'il apprenne à se mettre à la place de son lecteur.

 

Ouvrages parascolaires

Les ouvrages parascolaires sont rédigés par des enseignants et respectent les programmes. De ce fait, ils fournissent une aide pédagogique proche de celle que peut assurer un enseignant en classe. Certains rassemblent toutes les matières en un seul livre tandis que d'autres proposent de revoir le programme dans une seule matière à la fois. Ce sont de bons supports de travail où l'on trouve des mémos de leçons et des conseils pratiques pour réussir l'activité, différents de ceux utilisés à l'école. Ils proposent de nombreux exercices qui permettent de s'entraîner pour acquérir de l'aisance et de la rapidité dans son travail. Ils sont accompagnés de corrigés qui favorisent son travail en autonomie.
Attention, ce n'est pas en multipliant les exercices que votre enfant progressera nécessairement. Tout est affaire de dosage qu'il faut adapter à chacun. Il en va de même de votre participation. Tout dépend de l'âge de votre enfant, de son comportement, de ses facilités ou de ses difficultés. C'est plutôt le mercredi ou en fin de semaine (en le répartissant sur deux jours) que votre enfant est le plus à même d'effectuer ce travail de consolidation. Déterminez ensemble le moment et la durée de ces activités. Il est bon de respecter l'horaire fixé et de tenir compte du fait que votre enfant a besoin de détente et de loisirs. Les petites vacances offrent aussi la possibilité de revoir certaines notions tout en respectant les mêmes conditions.

 

Repérer les difficultés

L'enfant qui rencontre de grandes difficultés à un moment donné de sa scolarité risque de perdre le goût d'apprendre. Une image dévalorisante de lui-même peut s'installer progressivement jusqu'à ce que l'enfant refuse de s'engager dans l'apprentissage par peur de l'échec. Recouvrer l'envie d'apprendre passera par de petits succès bien valorisés afin d'éviter que ne s'installe le sentiment d'échec. La confiance et le soutien que vous apporterez à votre enfant sont fondamentaux. C'est à l'école élémentaire que se réalisent les apprentissages de base. Il est donc nécessaire de s'intéresser au travail de son enfant et de se tenir au courant des programmes pour juger de ses progrès et de ses éventuelles difficultés.
Difficulté passagère
Une note inférieure à celle qu'il obtient généralement ne signifie pas que votre enfant est sur la mauvaise pente. Il a pu mal interpréter une consigne. Il a peut-être moins bien appris ses leçons. Cette baisse dans les résultats peut se traduire dans une discipline ou être plus générale. Un moment de fatigue peut l'avoir provoquée. Un problème survenu à l'école ou dans la famille peut aussi en être responsable. Il faut en rechercher les causes pour y remédier.
Difficulté plus avérée
De mauvais résultats répétés dans une discipline révèlent le plus souvent que votre enfant n'a pas encore acquis les compétences correspondant aux points du programme abordés en classe. Il est souvent nécessaire d'intervenir pour qu'il surmonte cet obstacle. Vous devez donc être vigilant et, en fonction du niveau où il se trouve, agir en temps utile. Le fait de mal former ses lettres alors qu'il est au cycle 2 peut, par exemple, entraîner lenteur et mauvaise perception de la suite des lettres dans un mot. N'attendez pas qu'il entre en 6e pour réagir. Des compétences non maîtrisées en français et en mathématiques peuvent aussi entraver les apprentissages dans d'autres disciplines.
Quelles solutions ?
En analysant ses résultats avec l'enseignant, en présence de votre enfant, et en recherchant ensemble des solutions, vous lui montrerez qu'il peut compter sur les adultes pour l'aider à progresser. Associé à cette réflexion, il prendra conscience que cela dépend aussi de lui. Le meilleur moyen d'avancer est que personne ne culpabilise (ni l'enfant, ni le parent, ni même l'enseignant) et que chacun joue son rôle dans le respect mutuel. N'hésitez pas à demander conseil au maître sur ce que vous pouvez faire à la maison. Ensemble, définissez un objectif à court terme (le prochain bulletin par exemple) dans la ou les disciplines concernées. Il est important que votre enfant sache ce qu'il doit apprendre et les moyens d'y parvenir. Cette démarche est utile au développement des compétences méthodologiques, qu'il s'agisse d'acquérir des savoir-faire en français ou en mathématiques ou encore d'apprendre ses leçons. Après avoir déterminé les points à améliorer, organisez le soutien. Il ne faut jamais oublier que l'enfant évolue d'autant mieux que les adultes croient en ses capacités. Aussi face à des mauvais résultats et à des comportements qui peuvent inquiéter, le mieux est d'éviter l'affolement, les sanctions et les sermons, de se faire aider et de toujours soutenir son enfant.

 

Réviser

Au CM, en vue de préparer à la 6e, les enseignants informent leurs élèves de la date des contrôles suffisamment à l'avance pour leur permettre de réviser. À la maison, il faut donc apprendre à votre enfant à s'organiser dans ses révisions : il doit les répartir dans son emploi du temps. Faites-lui prendre conscience qu'un travail régulier facilite ses révisions et que celles-ci consistent à bien articuler tout ce qui a été appris sur un sujet donné. Aidez-le à prendre de l'avance, il le fera plus facilement lorsqu'il sera en 6e.
Comment faire ?
Pour réviser un contrôle, il doit, selon la discipline :
- relire plusieurs fois sa leçon, et avec l'aide de l'adulte, s'assurer que rien ne reste incompris,
- mémoriser les différentes parties d'une leçon ou d'un sujet étudié en les articulant,
- apprendre par cœur dates, définitions, règles, etc.
- relire les chapitres correspondants du manuel, en procédant comme pour le cahier,
- faire quelques exercices nouveaux pour s'entraîner.

 

Travail à la maison

Quels repères lui donner ?
Il est essentiel d'acquérir des habitudes et des méthodes de travail. Aucun enfant ne peut aller au bout de ses possibilités sans effort. Si votre enfant est un bon élève, il a tout autant besoin d'acquérir de bonnes habitudes. Seul un entraînement progressif, mené avec rigueur et bienveillance conduit au succès. Pour habituer votre enfant à travailler à la maison, prévoyez des temps d'activités réguliers, quant à leur durée et au moment où ils se déroulent. Ne poursuivez pas les activités au-delà des temps indiqués afin que le travail porte ses fruits. Le contrat passé avec l'enfant à ce sujet doit être clair. Pour être crédible, le parent doit s'y soumettre : le réveil offre à l'enfant et à l'adulte un référent commun. Le travail à la maison ne doit pas être considéré comme une corvée, mais il doit être plutôt lié au plaisir d'apprendre pour l'enfant, et à celui d'accompagner pour le parent.
Voici quelques repères de durée pour le travail quotidien :
– 10 à 15 minutes au CP,
– 20 minutes au CE1,
– 30 minutes au CE2,
– 45 minutes au CM1 et au CM2.
Pour information : en 6e, les enseignants préconisent environ 1 heure de travail par jour.

 

 

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